à propos

la carte blanche

À la fin de l’édition 2026 d’Esperanzah!, quelque chose est resté. Une inquiétude d’abord, puis l’envie de ne pas simplement regarder cette histoire s’éloigner sans essayer de comprendre ce qui était encore possible.

La Carte blanche est née de là.

Elle s’adresse aux trois acteurs directement concernés par l’avenir du festival à Floreffe : la Commune, les propriétaires de l’Abbaye et l’équipe d’Esperanzah!.

Son intention n’est pas de désigner un responsable ni de défendre une version contre une autre. Elle cherche plutôt à remettre autour d’une même question des acteurs dont les réalités, les contraintes et les attentes sont différentes : comment trouver une solution pour que cette histoire continue à Floreffe ?

La Carte blanche défend aussi une conviction simple : lorsqu’un événement culturel fait partie depuis longtemps de la vie d’un territoire, son avenir mérite peut-être davantage qu’une succession de décisions prises séparément.

Il mérite qu’on se parle, qu’on entende les désaccords, qu’on mesure ce qui pourrait être perdu et qu’on cherche, au moins, ce qui pourrait encore être construit ensemble.

C’est le point de départ de « Salut à vous ».

Je donne ma voix

Après avoir ouvert le dialogue avec les trois acteurs directement concernés, la deuxième étape de Salut à vous consiste à élargir la démarche à celles et ceux qui vivent, connaissent ou traversent cette histoire : les citoyennes et citoyens.

C’est dans cet esprit que prend place Le Mur, un espace où chacun·e peut déposer librement un témoignage, un souvenir, une réflexion ou simplement expliquer ce que représente Esperanzah! à Floreffe.

La démarche se prolonge également sur les réseaux sociaux, avec les pages Facebook et Instagram de Salut à vous, afin de rendre le projet plus visible, de partager son évolution et de permettre à davantage de personnes de le découvrir.

En parallèle, une campagne d’affichage chez les commerçant·es et dans différents lieux du village permet de faire connaître l’initiative au-delà des réseaux sociaux et d’inviter les habitant·es à y prendre part.

Cette deuxième étape ne cherche pas à fabriquer une opinion commune, mais à faire émerger une pluralité de voix. Certaines seront enthousiastes, d’autres plus nuancées ou critiques. Toutes ont leur place dès lors qu’elles participent à une même question : comment continuer cette histoire à Floreffe ?

L’interpellation citoyenne

Après avoir tenté d’ouvrir le dialogue avec les trois acteurs directement concernés et donné la parole aux citoyennes et citoyens à travers le Mur, Salut à vous poursuit sa démarche en portant le débat devant le Conseil communal de Floreffe, par le biais d’une interpellation citoyenne.

Cette initiative vise à obtenir des réponses publiques sur la manière dont la situation a été gérée, à mieux comprendre les obstacles qui ont conduit à l’annonce du départ d’Esperanzah! et, surtout, à interroger les possibilités qui pourraient encore permettre de poursuivre son histoire à l’Abbaye.

L’interpellation s’articule autour de quatre questions essentielles :

  • Qu’est-ce que Floreffe perd avec Esperanzah! ? Les conséquences culturelles, sociales, associatives et économiques de son départ.
  • Qui décide de l’avenir de l’Abbaye ? La place de l’intérêt collectif face aux décisions concernant un lieu privé profondémen

« Salut à vous » s’ouvre au monde

Après avoir donné la parole aux citoyennes et citoyens et porté leurs préoccupations devant le Conseil communal, Salut à vous cherche à élargir la portée de la démarche. Car pour espérer rouvrir le dialogue, encore faut-il que cette histoire puisse être entendue au-delà de celles et ceux qui la suivent déjà.

Une série de sollicitations est ainsi adressée aux commerçant·es, acteur·rices économiques et associations locales, dont certain·es entretiennent un lien direct avec le festival ou participent à la vie du territoire.

La démarche s’étend également aux acteur·rices culturel·les de la région namuroise : centres culturels, théâtres, festivals, lieux de création et associations artistiques. Elle s’adresse aussi aux associations engagées, notamment celles qui participent au Village des Possibles ou partagent cet esprit de rencontre, de réflexion et de débat autour des enjeux de société.

Enfin, des médias et personnalités publiques sont contactés pour faire connaître la situation, susciter l’intérêt et permettre aux différentes voix de trouver un écho plus large.

Ces sollicitations ne présument d’aucun soutien et ne visent pas à rallier tout le monde à une opinion commune. Elles invitent chacun·e à découvrir la démarche, à s’exprimer librement, à la relayer si elle lui semble pertinente ou simplement à contribuer au débat.

Au-delà du maintien d’Esperanzah! à l’Abbaye, cette ouverture cherche aussi à faire émerger une réflexion plus large sur la place de la culture engagée, l’intérêt collectif et les responsabilités partagées dans la vie d’un territoire.

L’objectif reste le même : faire porter les voix ensemble, pour rappeler que cette histoire compte pour beaucoup de monde et qu’elle mérite que toutes les possibilités de dialogue soient explorées.

À la rencontre des voix …